En 1991, quelques employées de Dain Bosworth (devenue RBC Gestion de patrimoine – États-Unis) spécialisées dans les services-conseils financiers et la vente auprès des secteurs institutionnels se sont mobilisées afin d'accroître les chances des femmes au sein de leur entreprise et de l'ensemble du secteur. Leur initiative sera particulièrement soulignée cette année

La petite équipe d’il y a trente ans est devenue un groupe-ressource d’employés (GRE) de plus de 300 personnes : l’association des conseillères en services financiers (WAFC). Les temps ont changé, des progrès ont été réalisés, mais il reste du chemin à accomplir. La mission de la WAFC reste la même : contribuer au recrutement, au maintien en fonction, à la productivité et à l’avancement des conseillères et des directrices générales de succursale.

Combler l’écart entre les sexes

En 1991, les Américaines gagnaient du terrain dans le monde du travail. Elles représentaient nettement plus de la moitié des travailleurs et, dans les secteurs de l’éducation, de la politique, des sciences et des affaires, occupaient de plus en plus de postes de direction. Or cet élan ne s’observait pas dans le secteur des services financiers, où les femmes n’occupaient que 10 % des postes1. Elles étaient donc isolées et peu soutenues. Un groupe de pionnières – la future WAFC – décida qu’il était temps de remédier à la situation.

Lors d’un récent entretien, Kristen Kimmell, chef, Recrutement de conseillers et marketing, Direction territoriale au sein de RBC Gestion de patrimoine – États-Unis, expliquait pourquoi, selon elle, on trouvait peu de femmes dans les services-conseils financiers.

« Pendant longtemps, les femmes n’y voyaient pas de possibilité de carrière. On prétend qu’il faut être brillant, aimer faire beaucoup de recherches et être un crack en mathématiques pour occuper ce genre de poste. »

Une grande partie du travail de Kristen consiste à démystifier la profession. « Autant de mythes, autant d’obstacles – tout reposerait sur le rendement et la sélection de titres, croit-on. Or, il s’agit davantage de gestion relationnelle, d’aider les autres à atteindre leurs objectifs, d’écoute, d’empathie, de multitâche. Bref, des domaines où les femmes excellent ! »

Kristen suggère deux façons de garnir les rangs des conseillères en services financiers. D’abord, intéresser les femmes qui entrent sur le marché du travail. Kristen fait partie d’une équipe qui s’est chargée d’envoyer des ambassadrices dans les collèges et d’élargir le programme de stage afin d’attirer davantage de finissantes. Elle s’est aussi associée à Rock the Street Wall Street afin de parrainer une école secondaire locale. Pendant toute une année scolaire, l’équipe fait connaître le secteur des services financiers et enseigne les notions de base de la littératie financière. Les participantes peuvent aussi visiter RBC et assistent à une séance du congrès de la WAFC.

L’autre avenue consiste à être là quand une femme songe à passer à une autre profession (plus de 60 % des Américaines envisagent de changer de carrière cette année). Kristen et son équipe ont conçu d’efficaces vidéos s’apparentant à des documentaires où l’on voit des conseillères en services financiers de RBC qui ont réussi. On peut ainsi découvrir les nombreuses voies conduisant à un tel poste, se trouver des modèles à suivre et se faire une idée de la culture organisationnelle ainsi que des mesures de soutien de RBC.

Soutenir et promouvoir les conseillères

Montrer des femmes qui réussissent à des postes de conseillère ou de cadre, la WAFC le fait aussi pendant son congrès annuel, qu’elle tient depuis 1992 et qui permet aux membres de tisser de nouveaux liens en personne, d’étoffer leurs réseaux, d’acquérir de nouvelles aptitudes et d’établir des pratiques exemplaires. Une partie du congrès consiste d’ailleurs à leur donner la parole.

« Nous formons des groupes de conseillères expertes et les faisons monter sur la scène », explique la présidente de la WAFC, Jeri Larrinaga, première directrice générale, Conseillers en services financiers, Groupe consultatif principal au sein de RBC Gestion de patrimoine – États-Unis. « Quand on voit et entend quelqu’un auquel on peut s’identifier, il est souvent plus facile de saisir la balle au bond. »

Le congrès est la vitrine annuelle du groupe, mais Jeri s’empresse de préciser qu’il est bien plus qu’un simple rassemblement. « Il s’agit de se motiver, de mentorer, de se perfectionner, de former et d’apprendre. »

Le congrès a une énorme incidence : année après année, les données internes montrent que les conseillères qui s’y rendent deviennent plus productives que les autres.

« Nous repartons pleines d’énergie, confirme Jeri. Quand nous revenons au bureau, nous sommes ressourcées. »

L’écart diminue, mais beaucoup reste à faire

Grâce à des groupes comme la WAFC, ce qui empêchait les femmes de réussir dans le secteur financier disparaît peu à peu. À RBC Gestion de patrimoine – États-Unis, la WAFC a accéléré de nombreux changements dont l’extension des prestations de maternité pour les employées rémunérées à la commission, les prestations plus complètes en matière de procréation assistée, le programme Milk Stork pour les employées qui allaitent. Par ailleurs, depuis le début de la pandémie, les conseillères se soutiennent admirablement. En effet, à de multiples reprises, en ces temps difficiles, Jeri a assuré l’encadrement informel d’autres femmes du secteur. « Je ne compte plus les heures passées au téléphone avec de nouvelles conseillères, avec celles qui doivent concilier enfants et télétravail ou qui planchent sur leur plan d’affaires. ».

Depuis 1991, les conseillères en services financiers ont vu les encouragements et la représentation se multiplier à tous les échelons. RBC Gestion de patrimoine – États-Unis n’a jamais compté autant de femmes dirigeantes de succursale ou de complexe et, ces dernières années, ses effectifs en conseillères en services financiers augmentent régulièrement.

Mais il faut en faire davantage.

Si son trentième anniversaire est l’occasion pour la WAFC de célébrer les gains remarquables engrangés au sein de RBC et du secteur tout entier, son mandat lui tient toujours autant à cœur, car elle est loin d’en avoir terminé.

« Cette année, notre thème est « S’élever ensemble », explique Jeri. Ce que nous avons déjà fait est enlevant, mais il n’est pas question de s’arrêter. Nous avons décollé, mais l’ascension se poursuit. »

Afin de souligner l’anniversaire de la WAFC pendant toute l’année, Jeri et son équipe y font référence tous les mois dans leurs communications, mettent en avant les employées en poste depuis trente ans et sollicitent des témoignages. « Nous ne voulons pas marquer le coup uniquement en novembre, pendant le congrès, explique Jeri. On va le faire tout au long de 2021. Il n’y aura pas un jour motivant en particulier, mais 365. Le thème va résonner toute l’année. Notre histoire, c’est celle de la force et de la résilience, celle de femmes intelligentes et inspirantes, qui font réfléchir et qui veulent que ça continue. Notre odyssée a débuté il y a trente ans et elle se poursuit. »


1 – Association of Women Brokers (Dain Bosworth, 1991)

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